En bouche, le dégustateur perçoit les quatre saveurs fondamentales qui sont l'acide, l e salé, le sucré et l’amer, tandis que l'approche olfactive du vin permet d'analyser tout un registre d'arômes en étudiant leur intensité, leur qualité, et leur caractère. Le nez et la bouche

L'approche olfactive du vinLe nez

L’approche olfactive du vin permet d’analyser tout un registre d’arômes en étudiant leur intensité, leur qualité, et leur caractère.

00Le principe

Un vin peu développer jusqu’à 700 bons ou mauvais arômes. La fonction olfactive représente 70% des informations fournies par la dégustation.

01Le 1er nez

Il faut pour le découvrir, se pencher vers le verre posé sur la table afin de déceler l’intensité et le caractère général du vin.

02Le 2ème nez

Faites tourner le verre au bout de vos doigts puis porter le verre à votre nez. Les arômes sont répartis en quatre groupes : Végétal, minéral, animal et empyreumatique.

Classification des odeursLes séries aromatiques

Plus de 500 substances aromatiques ont été décelées dans le vin. Ces odeurs sont classées en différentes séries aromatiques.

L'approche gustative du vinLa bouche

La bouche permet d’évaluer le goût du vin à l’aide des papilles gustatives de la langue, mais aussi du palais, des gencives et des joues. Le goût du vin résulte dès lors de diverses stimulations de celle-ci, gustatives, thermiques, tactiles.

DégustationLes phases de la dégustation

On découpe généralement la dégustation d’un vin en 3 phases distinctes, appelées attaque, milieu et finale.

01L'attaque

Les deux ou trois premières secondes en bouche. Elle peut être ronde, molle, vive…

02Le milieu

Les saveurs se développent au niveau de la langue. Les effets tactiles (astringence, viscosité et tanin) ainsi qu’un effet thermique lié à l’alcool se révèlent à ce stade de la dégustation.

03La finale

Il s’agit de la persistance des arômes en secondes dans la bouche.

DégustationLes quatre saveurs

En bouche, le dégustateur perçoit les quatre saveurs fondamentales qui sont l’acide, le salé, le sucré et l’amer. Chacun des constituants du vin amène une saveur particulière.

Ainsi l’alcool et les sucres participent à la saveur sucrée du vin, à une sensation d’onctuosité et de rondeur.

Les acides malique, lactique et citrique, qui sont les trois acides principaux du vin, sont à l’origine de sa saveur acide.

Les tanins peuvent amener dans certains cas une sensation d’amertume.

DégustationLes différentes sensations

01Tactiles

Les sensations tactiles donnent une indication sur la texture du vin, c’est-à-dire sur sa fluidité, son onctuosité ou sa rondeur, et s’analysent par le contact du vin avec les muqueuses de la bouche.

02Thermiques

Les sensations thermiques donnent une indication sur la température (froid et chaud) du vin.

Toutefois, certains constituants du vin provoquent également une sensation « pseudo-thermique » : l’alcool en excès, par exemple, laisse une impression de chaleur sur la langue qui persiste souvent après le rejet du vin.

03Chimiques

Certains constituants du vin provoquent des sensations particulières : l’acidité irrite les muqueuses des gencives.

Les tanins du vin ont la propriété de coaguler les protéines de la salive, qui perd sa faculté lubrifiante, et de resserrer les tissus des muqueuses des joues, donnant ainsi une impression de sécheresse appelée « astringence ».

DégustationsL'équilibre du vin

Le goût est un phénomène complexe qui résulte de ces nombreuses sensations mais surtout de leurs nombreuses interactions. En effet, deux sensations primaires peuvent se renforcer; c’est le cas des saveurs acides et amères. Elles peuvent également s’opposer en se complétant : l’acidité diminue la saveur sucrée, la saveur sucrée diminue la saveur amère.

L’examen gustatif du vin va permettre d’étudier la relation qui lie l’ensemble des sensations de moelleux, d’acidité, de tanin et d’alcool… C’est ce que l’on appelle « l’équilibre du vin ».